My Music Factory

My Music Factory is based in Rouen, France | Cultural Stuff

Thee Silver Mt Zion Memorial orchestra | La Cigale [Paris, Fr] | 11.03.14 

H-Burns

Chanteur/ Guitariste
[Folk Rock] | France

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Renaud Brustlein aka H-Burns a commencé son histoire en solo avec des points de références tels que Jason Molina, Bob Dylan ou Bill Callahan avant de devenir un vrai groupe à part entière. On a pu découvrir il y a maintenant déjà quelques années ses chansons qui nous parlaient du temps qui passe, de virées sur la route et de l’amour, souvent manquant. Ce n’est pas un hasard s’il sont amis et jouent ensemble, comme pour Syd Matters (Jonathan Morali), on aurait pu croire une folk venue des meilleurs contrées musicales US, de l’Oklahoma ou du Texas, et bien non H-Burns est bel et bien une des belles et rares surprises issues de l’Hexagone. Dernièrement, avec Steve Albini aux manettes, H-Burns a mis de côté sa folk rocailleuse et classieuse des débuts pour faire un album résolument rock indé mais toujours aussi classieux, « entre gros son et délicatesse » comme il le décrit lui-même. Un grand artiste aux goûts très éclectiques à découvrir ou à redécouvrir sans modération ! http://www.h-burns.com https://fr-fr.facebook.com/hburnsmusic

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire la musique ?
Sans doute pas très original, mais mon père joue de la guitare. Et puis encore moins original après j’ai découvert Slash, et j’ai voulu une Les Paul.Puis après je me suis dit la musique n’est pas un métier, jusqu’à ce que ça le devienne.

Quand et comment as-tu commencé tes 1ères compositions ? Probablement dès que j’ai su faire trois accords, j’ai un vague souvenir de bribes de chansons, mais je crois me souvenir que ça n’était pas très heureux.

Te souviens-tu du 1er disque que tu as acheté ?

Non, peut-être Bryan Adams “‘Waking up the neighbours” en cassette, puis “Reign in Blood” de Slayer…

Quels sont tes 10 artistes de référence ?
Daniel Johnston, Otis Redding, Smog, Jason Molina, Pavement, Léonard Cohen, Bob Dylan, Townes Van Zandt, Billie Holiday, Hank Williams.

Comment écoutes-tu de la musique ? Dans le train ou en voiture, je crois que c’est ce que je préfère, malgré mon attachement au vinyl, je trouve que dans les déplacements, je suis plus réceptif et apte a l’imaginaire.


Tes meilleurs souvenirs de concerts en tant qu’artiste ?
Quand une fille est monté sur scène a Besançon pour dire Merci.

Tes meilleurs souvenirs de concerts en tant que spectateur ?
Les dix ans des Walkmen a Chicago, dans un sublime théatre, avec une section cuivre et un piano droit.

Y a t’il des artistes qui ont une influence (personnelle ou artistique) sur toi ?
Ma rencontre avec Jason Molina fut déterminante, au tout début de ma jeune carrière. Je me suis retrouvé a jouer avec lui dans un bar, et ses mots m’ont probablement influencé à vie. Sa disparition l’an passé m’a profondément attristé.

Crédits Photos (c) Pascale Cholette

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Work in progress : our next FREE DOWNLOAD SERIES : Tribute To Bruce Springsteen, online late April. Etienne D. (ex Autour d’Elle) aka “La Chambre” is working on “Because The Night”.
En cours : Notre prochain FREE DOWNLOAD SERIES : Tribute To Bruce Springsteen, en ligne fin avril. Etienne D. (Ex Autour d’Elle) aka “La Chambre” travaille sur “Because The Night”.

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Peter Hook and The Light | Le 106, Rouen, France | 22.02.2014 | She lost control, Atmosphere, Love will tear us apart (Joy Division). 

Lea Solex

Multi intrumentiste
[Anti Folk] | France

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Issue de la prolifique scène cannaise et originaire du Morbihan, Léa Solex est avant tout nomade, de sa musique on pense évident à la folk classique californienne mais également à la vague anti folk, au psyché folk (courant musical où sont mélangés instruments acoustiques et sonorités moins traditionnelles) et au blues. Une ces biographie trouvée sur le net dit tout : Léa Solex vit le cœur à l’envers au bord de la mer et compose ses chansons chez elle à l’aide de divers instruments : omnichord, guitare, guitalélé, piano, accordéon, harpe. A la fois minimaliste et pourtant très riche, cette bio est à son image et à celle de sa musique, faussement simple, sincère et directe. http://www.noomiz.com/leasolex https://www.facebook.com/lea.solex.music et http://leasolexmusic.bandcamp.com/

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire la musique ?
Je ne sais pas s’il y a quelque chose de particulier qui m’a donné envie de faire de la musique. J’ai toujours été mélomane depuis toute petite et n’ai jamais pu passer une journée sans écouter de musique pendant des heures, mais à la base je ne me voyais pas musicienne. Ma première grande passion c’était le théâtre. A 10 ans j’écrivais des pièces, m’organisais avec l’école pour les monter, je m’occupais de toute l’organisation des castings, des répétitions etc… L’envie de composer m’est tombée dessus beaucoup plus tard.

Quand et comment as-tu commencé tes 1ères compositions ? J’ai commencé mes premières compositions en janvier 2011. Je suis tombée malade et je me suis retrouvée bloquée au lit pendant près de 7 mois. Je n’avais rien d’autre à faire que jouer de la musique. C’est là que j’ai commencé à composer. A l’époque je n’avais aucun matériel chez moi, j’étais obligée de faire avec les moyens du bord. J’ai donc enregistré tous mes premiers morceaux dans mon lit sur GarageBand avec le micro de la webcam de mon ordinateur. D’où le son très cheap de mes premiers morceaux !

Te souviens-tu du 1er disque que tu as acheté ?

Jimi Hendrix, the experience. Mon père m’avait montré son live à Woodstock quand j’étais petit et ça a été ma grande révélation musicale, j’ai écouté cet album en boucle…

Quels sont tes 10 disques de référence ?
Question super difficile !! J’écoute absolument de tout. Je pense qu’il y a du bon partout, à condition de tendre l’oreille au bon endroit. Mais j’ai quand même quelques disques préférés :  « Smokey Rolls Down Thunder Canyon » de Devendra Banhart que j’écoute à toutes les sauces. « Close to Paradise » de Patrick Watson qui est l’album que j’écoute au réveil depuis des années. « The Velvet Underground and Nico » que j’adore écouter pour prendre un bain. Mais faire une liste d’albums est vraiment compliqué car je n’écoute que très rarement d’albums en entier,  je suis plutôt du genre à mettre tout mon disque dur en lecture aléatoire…

Comment écoutes-tu de la musique ?
Majoritairement sous forme de vinyles ou de mp3. Quand je veux découvrir quelque chose de bon, j’écoute FIP ou Nova, et là c’est Shazam à gogo…

Tes meilleurs souvenirs de concerts en tant qu’artiste ?
J’ai d’excellents souvenirs de concerts dans mon quartier de Paris à Ménilmontant. Il y a eu le Festival de Beauregard qui était un moment fort. Mais aussi des concerts donnés en bord de mer dans le sud-ouest de la Turquie. Souvenirs magiques…



Tes meilleurs souvenirs de concerts en tant que spectateur ?
Un concert de Sparklehorse beau à pleurer en 2001, Blonde Redhead à la fin des années 90 (quelle élégance!!!!), Bill Callahan, Yo La Tengo et Dirty Projectors au Primavera 2002, The Flaming Lips, des concerts de White Fence, Thee Oh Sees, My Bloody Valentine et Nick Cave telluriques cette année. N’importe quel concert de The Ex.

Y a t’il des artistes qui ont une influence (personnelle ou artistique) sur toi ?
En général, je dirais toute la vague anti-folk : Devendra Banhart, Cocorosie… Mais aussi les Velvets, Beth Gibons…  C’est très difficile car j’écoute vraiment de tout et je ne pourrais pas me passer d’un seul genre musical… Je ne peux pas me passer de musique du monde. Ayant vécu en Espagne j’ai aussi énormément été influencée par pas mal d’artistes espagnols. Ce qui est sûr c’est que j’ai un profond besoin de voyager musicalement, mais aussi linguistiquement. Je considère les langues comme des instruments de musique. C’est la raison pour laquelle je chante dans plusieurs langues.

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En attendant le nouvel album des très talentueux belges My Little Cheap Dictaphone, voici leur nouveau clip “Fire" !

H-Burns | Trabendo [Paris] | 18.11.2013 (opening for Chokebore)

Oh ! Tiger Mountain

Multi intrumentiste
[Indie Folk/ Surf / Pop] | France

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Difficile de définir en quelques phrases Oh ! Tiger Mountain, c’est à la fois le pseudonyme qu’a choisi le marseillais Mathieu Poulain, son alter égo au masque de tigre et son laboratoire musical. Il défend à sa création ce projet d’abord en solo, tel un one man band, puis Oh ! Tiger Mountain devient sur scène un duo (accompagné par Kid Francescoli aux rythmiques et claviers) et récemment un trio (rejoint par Pedro Lopez, guitariste/clavier argentin). Exercice difficile également pour tenter de définir un genre et des qualificatifs musicaux précis : de morceau en morceau, sa voix feutrée nous fait passer de la folk, au blues, en passant par la pop sixties et le surf. On peut citer sans avoir peur Nick Drake, Eliott Smith, Nick Cave, Smog, Roxy Music dans les prestigieux et intouchables noms auxquels nous feraient penser Oh! Tiger Mountain. Le mieux est d’aller vite écouter des titres comme 1995, Little Red Cells, New Religion ou l’entêtant He’s not alone Anymore. Niveau actualités, l’album “The Start of Whatever" sortira en digital le 28 Février et en vinyl courant mars, s’en suivra une tournée au printemps et en attendant pour les fêtes, le 23 décembre sera disponible le Ep "3 Covers”. http://ohtigermountain.bandcamp.com

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire la musique ? Quand et comment as-tu commencé tes 1ères compositions ?
J’ai l’impression d’avoir toujours écouté de la musique, il y avait des disques et une guitare chez moi…Mais je crois que c’est le chant qui est venu en premier, chanter n’importe quoi, n’importe quand, et en yaourt de préférence!
Les premières compositions sont apparu très vite, dès que les rudiments de l’instrument étaient maitrisés…le premier groupe et les premiers concerts eurent lieu l’année de mes 13 ans, avec déjà un répertoire de compositions approximatives (et une reprise de Sebadoh, il me semble).

Te souviens-tu du 1er disque que tu as acheté ?

Oui : La cassette “AcDc Live

Quels sont tes 10 disques de référence ?
C’est impossible! Je botte un peu en touche mais comme j’écoute beaucoup de musique et que j’ai de solides obsessions, je fais une liste en vrac: La trilogie Bowie/ Iggy & The Stooges/ Velvet Underground, Lee Hazlewood, Beefheart, Nick Drake, Tom Waits, Eno & Roxy Music, l’indie rock 90’s de Pavement ou Sebadoh, Sparklehorse et les Flaming Lips, les compilations Born Bad, les girl bands & les producteurs fous comme Joe Meek, Phil Spector ou Jack Nitzsche, les vieux disques de dub, Moondog… Et plus récemment le label Woodsist, Atlas Sound, Sun Araw, Dirty Projectors, Thee Oh Sees, Broadcast et le label Ghost Box…


Comment écoutes-tu de la musique ?
Pendant les longs trajets de tournée ! Ou de plus en plus en ne faisant que ça, comme on regarde un film…

Tes meilleurs souvenirs de concerts en tant qu’artiste ?
Prendre un avion pour aller jouer est une sensation sans pareil! C’est resté exceptionnel pour moi, je pourrai y prendre goût.

Tes meilleurs souvenirs de concerts en tant que spectateur ?
Un concert de Sparklehorse beau à pleurer en 2001, Blonde Redhead à la fin des années 90 (quelle élégance!!!!), Bill Callahan, Yo La Tengo et Dirty Projectors au Primavera 2002, The Flaming Lips, des concerts de White Fence, Thee Oh Sees, My Bloody Valentine et Nick Cave telluriques cette année. N’importe quel concert de The Ex.

Y a t’il des artistes qui ont une influence (personnelle ou artistique) sur toi ?
Je crois qu’au final, les musiciens qui m’influencent le plus sont ceux de mon entourage, toute la clique de Microphone Recordings, ceux qui me prêtent des disques, qui m’aide à les produire…mes amis en somme !

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GILLES DEWALQUE

Chant, Basse
[Pale Grey, Tsu] | Belgique

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Gilles Dewalque a un vrai regard artistique sur la musique. Il est bassiste et chanteur d’un groupe qui est actuellement en train de conquérir toute la Belgique francophone, Pale Grey, et il est également photographe passé maitre dans l’art du contre jour, de la superposition et du clair obscur, tant pour des paysages, des scènes du quotidien que pour des groupes de musique amis et compatriotes tous aussi talentueux les uns que les autres (Piano Club, Dan San, The Feather, El National Quarterback…). Après un EP « Put Some Colors » où chacun des titres portait le nom d’une couleur, la sortie du premier album de Pale Grey « Best Friends » et la découverte de toutes les pépites qu’il renferme, échos lointains de groupes tels que Metronomy, Coconut records, Alt J ou Phoenix a un peu tout accéléré pour Gilles au niveau de la musique. Pale Grey, c’était à la base un duo sans prétention : Maxime Lhuissier et Gilles Dewalque qui portaient ce projet de pop rock électronique accompagnés d’ordinateurs sur scène, en parallèle de leurs autres groupes respectifs, Dan San pour Maxime et Tsu pour Gilles. Le groupe, rejoint par Ben d’Hollywood Porn Stars à la batterie et de Jan aux claviers, est aujourd’hui un quatuor d’Indie pop toujours mâtiné de sonorités électro mais qui joue maintenant dans la cours des grands, dans la plupart des festivals et des salles en Europe. http://www.palegreymusic.com/

 

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire la musique ?
Mon grand frère je pense. Il m’a appris à l’aimée et à vouloir en faire.

Quand et comment as-tu commencé tes 1ères compositions ?
Dans ma chambre vers 15ans je crois. Sur mon ordi avec fruity Loops

Te souviens-tu du 1er disque que tu as acheté ?
Glorybox. Un groupe Danois, j’avais 12-13 ans.

Quels sont tes 10 disques préférés ?
Pas par ordre de préférence mais comme ils me viennent en faisant défilé ma bibliothèque devant mes yeux : Pedro the Lion  « Control », Explosions in the sky « Those Who Tell The Truth ...», le premier Gorillaz, Javelin « No Màs », Jacco Gardner « Cabinet of Curiosities », Metronomy « Night Out », Mogwai – « Hardcore Will Never Die, But You Will », le premier Ratatat, The Strokes « Room on Fire » et le premier Unknown Mortal Orchestra.



Comment écoutes-tu de la musique ?
Principalement sur mon Ipod, En voiture, en travaillant sur mon ordi. Je me rends compte que ça veut dire que je fais toujours autre chose en même temps !

Tes meilleurs souvenirs de concerts en tant qu’artiste ?
Un concert qu’on à donné à Francfort en Allemagne. Les gens nous connaissaient à peine mais dans une ancienne école transformée en squat, tout le monde dansait comme des fous.

tes meilleurs concerts en tant que spectateur ? Y a t’il des artistes qui ont une influence sur toi?
David Bazan et explosions in the sky pour les deux questions. Ils m’ont fais frémir de sincérité et de profondeur.

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THOMAS MEDARD

Chant, Guitares, Piano, percussions
[Dan San, The Feather] | Belgique

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Est-ce la Bande Originale d’un Road Movie, comme seuls les américains savent en faire, où l’on traverse les ages et les grands espaces ? Ou peut-être l’album d’un petit frère caché de Sufjan Stevens, Syd Matters ou bien encore de Devotchka ? “Invisible" est en fait le premier album solo de Thomas Medard, chanteur guitariste du groupe Dan San qui donne terriblement envie d’en savoir plus sur ce jeune musicien touche à tout et talentueux. En attendant de faire tous les voyages que nous inspire sa musique, alliant mélodies gracieuses et envolées oniriques, on peut toujours écouter l’album en boucle et se surprendre à rêver de prendre le large, sur la route, n’importe où mais ailleurs, insouciant et libéré de tout. Interview à l’image de sa musique: minutieuse, sensible et inspirée. à découvrir absolument : http://thefeather.be


Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire la musique ?
Mon oncle, Gus ! Je me souviens qu’il débarquait de temps en temps à la maison quand j’étais tout petit avec sa guitare à la main. Dans mes souvenirs il se mettait dans un coin de la pièce et il jouait, tout simplement. Ça ressemblait à du blues. Et ce personnage me fascinait. C’est lui qui m’a prêté ma première guitare et qui m’a offert mon premier harmonica.

Quand et comment as-tu commencé tes 1ères compositions ?
On a trouvé un jour une guitare qui traînait dans un coin chez le beau père de mon meilleur ami Jérôme. On devait avoir 14 ans. Ce jour là on a composé notre première chanson (un La qu’on montait d’une case et puis qu’on descendait d’une case). Deux accords. On avait aucune notion de rien, ça nous faisait juste rire. Ensuite mon oncle m’a prêté sa veille guitare et on a commencé à jouer à deux… on a tout de suite composé. On est pas passé par la case « reprise »… C’est ce qui fait qu’on se comprend si bien dans Dan San !

Te souviens-tu du 1er disque que tu as acheté ?
Oui ! Le premier que j’ai acheté avec mon propre argent c’était un album de Day One « Ordinary man Man ». Le matin en allant à l’école on écoutait Radio 21 avec mon père et on attendait que le titre « I’m doing fine » passe. C’était le seul moyen d’écouter le groupe, je n’avais pas internet à l’époque. Et j’allais toutes les semaines voir si l’album était arrivé au magasin. J’ai du l’acheter au moment ou le vendeur le sortait des cartons !

As-tu des disques de référence ?
Quels sont tes 10 disques préférés ? Aller, 10 disques ou 10 chansons ou 10 artistes, tu choisis, j’ai bien conscience que c’est trop dur.
Un des exercices les plus durs au monde ! D’office, je vais oublier LE disque de ma vie… Mais bon, on va plutôt partir sur l’idée que ce sont 10 disques qui comptent particulièrement pour moi (sans ordre particulier) :
Grizzly Bear – Veckatimest, Oh No Ono – Eggs, Simon & Garfunkel - Bookends, Bright Eyes - Mirrors and fevers, Syd Matters – Ghost Days, Gonzales – Piano Solo, Wilco – Yankee Hotel Foxtrot, Sufjan Stevens – Illinois, Arcade Fire - The Suburbs (et non… pas Funeral !), Beirut - The Flying Club Cup

Comment écoutes-tu de la musique ?
De toutes les manières possibles et imaginables… En lisant un roman, j’aime écouter de la musique classique, ça accompagne généralement très bien l’histoire. Il y a un système d’écoute dans toutes les pièces de mon appartement. Donc quand je fais la vaisselle (super moment pour écouter un disque), quand je prends ma douche, il y a globalement toujours un disque qui tourne chez moi… Mais c’est en vélo et en marchant que je prends le plus de plaisir à découvrir un album. 




Tes meilleurs souvenirs de concerts en tant qu’artiste ?
Il y a plusieurs moments forts dans les concerts que j’ai vécu… Certains resterons gravés à vie… Par exemple, un des tout premiers concerts de Dan San, à l’époque ou on était deux, au Hangar à Liège. On avait nos petites chansons, quelques reprises, on venait là en se disant qu’on n’intéresserait personne. C’était le vernissage d’une expo. Et tout le monde s’est arrêté de faire ce qu’il faisaient pour venir nous écouter, on n’a pas compris. C’était la première fois que « le truc » se passait. Juste une 30ène de personne qui écoutaient. Ensuite, il y a les Release party de disque qui sont des moments forts (celles de Dan San et celle de The Feather). C’est toujours le concert qu’on ne doit pas foirer, et pour l’instant, ça s’est toujours très bien passé, c’est le meilleur moyen de commencer une tournée confiant. En festival, il y a les Francos de Spa, les deux fois avec Dan San c’était impressionnant. On se demandait sur le moment : « Mais pourquoi vous êtes aussi nombreux devant nous et pourquoi vous êtes si réactifs après chaque chanson ? Quelle drogue vous prenez ? J’en veux aussi ! »

Des meilleurs souvenirs de concerts en tant que spectateur ? Y a t’il des artistes qui ont une influence (personnelle ou artistique) sur toi ?
Je suis très influencé par la musique qui m’entoure. Qui ne l’est pas ! Les artistes que j’ai sélectionné plus haut pour le « top albums » m’ont beaucoup influencé. Je n’ai pas étudié la musique de manière scolaire, mais tous ces artistes que j’écoute quotidiennement sont mes profs. Dés que j’entends une superbe chanson qui me touche je me dis « incroyable, quelle idée géniale… je suis nul part en fait ! il faut que je travaille plus ! » c’est ressourçant de prendre une claque. Ça donne envie d’aller plus loin, de s’améliorer. Souvent en rentrant d’un concert en tant que spectateur je n’ai qu’une envie c’est de jouer, de faire de la musique. Ça me donne de la force. Le dernier en date c’était Local Natives au Trix. On est allé voir le concert avec Max de Dan San et The Feather, et en sortant de cet incroyable live on s’est dit la même chose : wow, ça fait du bien… c’est ressourçant, motivant de voir de tel groupe et d’imaginer le travail qu’il y a derrière.

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Chokebore | Le Trabendo [Paris, France] | 18.11.2013

Joseph Arthur | Grand Quevilly | 12.10.2013"It’s saturday night !" @ Maison Des Arts, Grand Quevilly ("at the end of the world!"). Excerpts from the show : Missy Baba, I Miss The Zoo (+ painting session), Out of a Limb, Mercedes.

OLIVIER MARGUERIT

Chant, Guitares, Basse, Claviers
[Syd Matters, O, Chicros…] | France

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Petit surdoué touche à tout de la musique, Olivier Marguerit s’illustre et collabore (guitares, claviers, basse, chant…) dans de nombreux projets artistiques aussi différents que complémentaires, que se soit en studio ou sur scène : Syd Matters, My Girlfriend is better than yours, Chicros, Mina Tindle, Wilfried*… Il sort enfin de sa coquille (encore que…) et nous présente aujourd’hui son nouveau projet  « O » qu’il décrit comme une aventure solitaire, personnelle et indépendante. Solitaire car c’est en solo pour une fois qu’il compose et réalise ces titres, personnelle car dans les textes (et dans un 1er clip), Olivier se met à nu, et indépendante car c’est en totale auto production qu’un 1er disque est sorti, uniquement en vinyle (+ téléchargements possible quand même) sur son site ou auprès de rares disquaires amis qui soutiennent le projet (car « le meilleur moyen de faire exister la musique aujourd’hui, c’est de la rendre un peu rare »). interview à l’image de sa musique: généreuse, sensible et sincère. http://oohmmusic.com




Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire la musique ?
Dans un premier temps, on m’a mis à la musique je crois. J’ai un père qui joue un peu de guitare et assez tôt mes parents m’ont inscrit au conservatoire en guitare classique. Je n’aimais pas, je ne travaillais pas et au bout de 3-4 ans mon professeur m’a conseillé d’arrêter. Soulagé, j’ai remplacé la guitare par le foot et j’étais très content. Ce n’est que vers 13 ans que j’ai repris ma guitare de l’époque et je me suis mis à grattouiller car à cette âge là, c’était ultra cool de jouer de la guitare. Je fumais mes premières clopes, draguait les premières filles et jouer de la guitare faisait partie du décorum. Il faut dire qu’à la maison, on écoutait pas mal de musique et je pense y avoir été vraiment sensibilisé dès l’enfance.

Quand et comment as-tu commencé tes 1ères compositions ?
Et bien justement vers ce moment des 13 ans car mon meilleur ami de l’époque écrivait des textes. Au moment où j’ai repris ma guitare, j’ai demandé à mon père de me montrer des accords (chose qu’on abordait pas du tout au conservatoire à l’époque). Je me souviens très bien des 3 premiers accords que j’ai joué : Mi mineur / La mineur / Do Majeur et du coup, première compo avec mon pote, ces 3 accords bien sûr  La chanson s’appelait Anarchie. Ce qui est drôle maintenant que j’y repense c’est que chaque composition à l’époque était liée à l’apprentissage d’un nouvel accord. Je voyais mon père le mercredi, il me montrait le Ré Majeur par exemple et le lendemain, surexcité, je disais à mon pote “je connais un nouvel accord, ll faut faire une nouvelle chanson!”. Par la suite, à mon entrée au lycée, j’ai monté mon premier groupe où j’ai beaucoup composé. C’est là que j’ai réellement appris à penser une mélodie, une grille d’accord, une structure…



Te souviens-tu du 1er disque que tu as acheté ?
J’ai plusieurs premiers disques. Le premier disque que j’ai choisi et qui était LE disque d’Olivier dans la famille, c’est Balavoine - Sauver l’amour. Plus tard j’ai acheté plein de cassettes avec mon argent de poche mais je ne me souviens plus dans quel ordre. Par contre le premier cd que j’ai acheté en même temps que mon premier poste à cd, c’était Dies Irae, un live de Noir Désir.

As-tu des disques de référence ?
Oui, bien sûr, des tonnes. Mes disques références sont des disques qui m’ont appris un truc à chaque fois. Robert Wyatt par exemple avec Rock Bottom m’a appris la liberté je crois. Quand j’écoute ce disque, j’ai l’impression qu’il s’est tout autorisé, qu’il n’avait aucune barrière, aucune limite. Il peut inventer les mots, chanter doux ou encore organiser un magma sonore tout en gardant une fluidité et une sincérité folle. Avec l’album Blues & Roots de Mingus (que j’ai réécouté hier soir d’ailleurs), j’ai découvert comment de derrière sa contrebasse, Mingus arrive à pousser ses musiciens, à les faire sortir de leurs gonds et de leurs réflexes. On l’entend crier, pousser, jouer des dynamiques très fortes et tout le groupe est modifié continuellement par son énergie. Avec le recule, je constate que j’aime deux sortes d’approches. D’un côté, quand les choses sont très précises et très harmonieuses. C’est à dire, des morceaux avec des structures parfaitement équilibrées. Des mélodies à la fois très écrites mais évidentes (ce que j’appelle l’évidence pop). Un son parfait dans sa facture, son équilibre, sa production. Et l’inverse, l’approche totalement libre et singulière quand j’arrive à lui reconnaitre cette liberté. C’est à dire quand je suis face à une oeuvre, un disque, une chanson dont je ne comprends pas le mécanisme. Quand le parole est tellement libre qu’elle n’utilise jamais le cliché, la règle, la norme. Entre les deux, il existe des tonnes de groupes auxquels je n’arrive pas à adhérer…la mollesse, la tentative de séduction trop appuyée, la fausse folie pour cacher un manque de travail

Comment écoutes-tu de la musique ?
Si je veux faire une écoute attentive, j’écoute avec mon casque et souvent dans la rue. Quand je me déplace. Ce sont des moments où j’arrive à me concentrer. On écoute beaucoup de musique à la maison mais forcément de façon plus distraite car tu es toujours en train de faire d’autres choses. J’ai du mal à m’arrêter, m’asseoir, mettre un disque et l’écouter d’une traite quand je suis chez moi. Enfin, comme tout le monde, j’écoute des milliards de trucs sur internet mais je n’aime pas trop faire ça et surtout, je ne retiens rien. Par moment, je choppe un truc en me disant “ah c’est pas mal, il faudrait que j’écoute le disque” et c’est plus tard, avec le disque que j’arrive vraiment à me forger un avis sur tel ou tel groupe/disque. Sinon, à une époque où je sortais un peu, j’adorais écouter de la musique sur des gros systèmes. Quand le son t’attrape complètement. Et enfin, quand je tourne avec un groupe, j’adore me mettre devant dans le camion et passer de la musique. Particulièrement le soir après le concert, quand il faut rouler jusqu’à l’hôtel que tout le monde est un peu ivre, content, détendu, c’est particulièrement génial d’écouter de la musique très fort et de regarder la route.




Tes meilleurs souvenirs de concerts en tant qu’artiste ?
Difficile d’en citer un ou deux car il y a eu tellement de moments fous et très différents. Je me souviens que lors de la tournée du deuxième album de Syd Matters, il y avait une super intensité au sein du groupe. Comme on jouait des morceaux qui fonctionnaient beaucoup sur de longues montées, il arrivait qu’on rentre dans des états de “transe” ensemble. Je me souviens à Cannes d’avoir quasiment fait un malaise lié à l’intensité de l’émotion que j’avais ressenti. Pareil avec les Chicros sur un morceau qui s’appelle What I’ve done. Il y avait parfois une telle puissance sonore et physique que j’avais l’impression de sortir de moi, d’être possédé par la musique. Ces moments sont extrêmement rares et on les recherche à tout les concerts. C’est pour ça que parfois les musiciens sont très déçus après un concert alors que depuis le public, on peut avoir l’impression que les mecs ont fait un super concert. C’est que les musiciens savent ce qu’ils sont capables de ressentir si le moment magique se passe et qu’ils sont passés à côté ce soir là.

Tes meilleurs souvenirs de concerts en tant que spectateur ?
Pareil, pleins. Avec l’expérience, j’ai appris que si je veux vraiment apprécier un concert, je dois être devant et seul. Si je suis au fond de la salle à côté de l’ingé son (où on dit que le son est le meilleur), j’ai une écoute beaucoup trop analytique et distanciée. Pour être pris par la musique, j’ai besoin que mon corps ressente physiquement les vibrations (les enceintes de basses sous la scène aident cette sensation) et j’ai besoin que mon champ de vision soit exclusivement consacré au groupe. Ceci dit j’ai un souvenir très puissant de la première fois que j’ai vu Dirty Projectors (c’était à la flèche d’or). Si je me souviens bien j’étais venu un peu par hasard ce soir là ou pour voir un autre groupe et à mon arrivée, tout le monde me disait “tu viens voir dirty projectors? Il paraît qu’ils sont extraordinaires…”. Je n’avais jamais entendu parlé d’eux, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je me suis mis devant. Un peu ivre. Ils sont montés sur scène et il s’est passé un cataclysme. Je n’avais jamais vu un groupe jouer comme ça. Il arrivait tellement d’informations nouvelles en même temps que je n’avais pas le temps de les comprendre. Je me souviens d’être sorti de ce concert sonné.

Y a t’il des artistes qui ont une influence (personnelle ou artistique) sur toi ?
 Les gens qui m’ont le plus influencés sont les gens avec qui je joue. J’ai la chance incroyable de pouvoir jouer dans des groupes comme Syd Matters, Chicros mais aussi Mehdi Zannad, Thousand, Wilfried…j’y côtoie des musiciens fins, de supers songwriter. Voir comment ces gens travaillent, pouvoir échanger avec eux sur la composition, l’arrangement, c’est une source d’inspiration inépuisable. Ca m’a écrasé pendant longtemps car je ne me trouvais pas à la hauteur et puis maintenant, en vieillissant, ça va mieux!

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Video by Th. Jourdain

Video by Seb Petit

OLIVIER MELLANO | Le Rêve de L’escalier, Rouen | 01.10.2013